Comment tout a commencé
Il y a plus de 15 ans, quelqu’un·e·s se sont dit : « Et si on créait un endroit où on pourrait être nous-mêmes, sans filtre, sans jugement, et avec un bon verre à la main ? »
C’est comme ça que La Matronne est née. Pas dans un bureau avec des PowerPoint, mais autour d’une table, entre ami·e·s qui en avaient marre de devoir se cacher ou se justifier.
Un lieu, une famille
À l’origine, La Matronne a été créée pour offrir un espace d’accueil à la communauté transgenre et travestie, près de Toulouse. Un endroit où l’on pouvait enfin poser ses talons — au propre comme au figuré — sans craindre les regards.
Avec le temps, notre association loi 1901 est devenue bien plus qu’un simple lieu d’accueil. C’est un safe space, une famille choisie, un repaire de rires, de larmes (de joie, hein), de coming outs célébrés et de soirées mémorables.
Ce qu’on fait, concrètement
Aujourd’hui, La Matronne c’est :
- Des journées d’accueil tous les jeudis de 14h à 19h — un après-midi convivial où on papote, on se soutient, on boit un café (ou autre chose, on juge pas)
- Des soirées le samedi — à thème ou pas, mais toujours dans la bonne humeur
- Un annuaire communautaire LGBTQIA+ en ligne
- Un podcast — Sublime-toi, 20 épisodes de conseils maquillage par et pour la communauté
- Et surtout, une communauté soudée qui veille les un·e·s sur les autres
Nos valeurs
Chez nous, pas de discours corporate ni de charte en 47 points. Nos valeurs tiennent en quelques mots :
- Bienveillance — ici, on accueille, on ne juge pas
- Liberté — tu viens comme tu es, tu repars comme tu veux
- Respect — de toutes les identités, de tous les parcours
- Convivialité — parce que militer, ça peut aussi être fun
15 ans et toujours debout
En plus de 15 ans, on en a vu passer des soirées, des coming outs, des premières fois, des fous rires et des moments de solidarité. On a manifesté aux Prides, on a accueilli des personnes qui ne savaient pas où aller, on a dansé jusqu’au bout de la nuit.
La Matronne, c’est la preuve qu’un lieu peut changer des vies. Pas avec de grands discours, mais avec une porte ouverte, un sourire et un « Bienvenue, installe-toi , un petit café ?».
Et le meilleur ? On ne compte pas s’arrêter.